Sous-ministre et ministre: des termes à redéfinir

Il y a au moins une chose intéressante avec la Commission Tabarnache, maintenant devenu Le Procès Public d’Inquisition de Jean De La Charogne contre Marde Bellemarde, c’est que les circonstances font en sorte que certains ne font que confirmer ce qu’on savait déjà: à l’exception du Premier Sinistre, les hauts fonctionnaires ont clairement plus de pouvoirs que les ministres. Et maintenant, on ne cache même plus cet état de fait!

En effet, dans cet article, il est écrit ceci:

M. Charest a qualifié cet appel téléphonique de « désolant ». Il a expliqué que les nominations de sous-ministres relevaient exclusivement de ses prérogatives et que cela avait été de même pour tous ses prédécesseurs. « C’est une règle d’or », a-t-il dit.

« Sept ans après, il ne comprend toujours pas que ce n’est pas le ministre qui nomme le sous-ministre; c’est le premier ministre. »

Voilà! Le message est clair: dans les faits, vous élisez des dé-pute-és qui peuvent devenir membre du Conseil des Sous-Ministres si c’est payant politiquement pour le Premier Sinistre et les vrais Ministres sont des hauts fonctionnaires (ou des Sur-Ministres? 😉 ) qui ne sont pas élus et qui sont nommés par le Premier Sinistre si c’est payant politiquement pour lui et si ça va dans l’intérêt$$$$$ de ses amis et de leurs investisseurs électoraux.

Aimez-vous encore la médiocrassie pseudo-représentative, bande de naïfs?

Publicités

6 Réponses

  1. Bienvenue ici! 🙂

    Merci pour cet brève et éclairante intervention!
    Je pense que le fond du problème est le pouvoir des syndicats.
    Il faudrait que les députés, ou les ministres puissent avoir un droit de véto sur tout ce qui a trait à l’État. S’ils trouvent que quelque chose est mal fait, ils devraient avoir le droit de congédier le personnel qui ne fait pas bien le travail. Présentement, ils ne peuvent même pas mettre un fonctionnaire à la porte parce que les satanés syndicats lui en empêche. Nous réclamons que les ministres soient directement responsables des agissements de l’État. Pour cela, il faut leur donner le pouvoir d’agir!

    1. Je n’aime pas beaucoup les syndicaleux dans le secteur public, mais de réduire ce problème aux syndicaleux, il s’agit là d’une grossière simplification!

      Et les lobbys corporateux? Et les investisseurs de caisses électorales? On est loin de l’absolutisme syndicaleux dans le pouvoir au Culbec!

      En fait, il faudrait surtout que l’État ait moins les moyen$$$$ d’exercer leur trop grand pouvoir. Ce n’est certainement aux Sinistres de congédier tout leur personnel (sauf leur « garde » rapprochée »), ce serait du patronage à la Duplessis!

      1. David, vous avez raison, mon intervention était plutôt simpliste. Par contre, ce que je voulais dire c’est qu’en ce qui concerne les lobbys, les investisseurs et autres groupes de pressions, les ministres ont constamment le choix de les écouter ou non. Les syndicats, eux, ont souvent une force bien plus organisée et difficile à contre dire. On peut ne pas écouter un lobby, mais on ne peut congédier un travailleur de la construction engagé par l’État ou un fonctionnaire, même s’il ne fout rien! Je rêverait d’un monde où les ministres seraient obligés de s’impliquer pour s’assurer que les choses se fassent bien. Sans les syndicats et l’énorme bureaucratie des fonctionnaires, les ministres deviennent directement responsables des agissements de l’État et de leur prise de décision. Aujourd’hui, personne n’est responsable de rien. Le gouvernement ne gouverne plus, il gère. Ce n’est d’ailleurs plus un gouvernement mais un gestionnaire de société.

        1. Le gouvernemaman doit gérer et gouverner le moins possible!

          « Les syndicats, eux, ont souvent une force bien plus organisée et difficile à contre dire. »

          Oui, mais on la contredit de plus en plus par la sous-traitance (ce dont je suis contre), non?

          « On peut ne pas écouter un lobby »

          Peut-être, mais ils ont crissement intérêt à écouter!

          La meilleure façon de moins s’empêtrer dans la bourreaucrassie est d’étouffer les moyen$$$$ de l’État et leur trop grand pouvoir, pas de donner plus de pouvoirs aux Sinistres (sauf peut-être de nommer son Sous-Sinistre 😉 ) !

          1. Vous dites : « Le gouvernemaman doit gérer et gouverner le moins possible! »

            En faveur de qui? Des entreprises? Si le gouvernement ne gère pas, les entreprises et les intérêts du Capital auront le champs totalement libre. Le problème est que l’État bourgeois est en faveur du capital et des capitalistes. Je suis d’accord pour l’abolition de l’État comme on l’a aujourd’hui puisqu’il est ingérable et trop contraignant. Abolir l’État en faveur des grandes entreprises, non merci! Il faut miser sur le citoyen et l’activisme sous toutes ses formes.

            À UnionRevolte, nous prônons le surpassement du capitalisme et de son État pseudo-démocratique. Nous prônons l’abolition du syndicalisme, mais également du patronat. Nous militons pour un monde où le citoyen actif prend toutes les décisions en comité et où la gestion de l’économie se fait sous forme de coopératives. Pas les coopératives que l’on connaît aujourd’hui, un nouveau modèle à ré-inventer, plus équitable, qui répartirait plus également la richesse, mais également le travail.

            1. Je prône l’abolition du capitalisme, alors je ne souhaite certainement pas la gestion de l’État par les entreprises! Par exemple, je suis contre les privatisations, de la façon qu’ils sont conduites présentement.

              « Il faut miser sur le citoyen et l’activisme sous toutes ses formes.

              À UnionRevolte, nous prônons le surpassement du capitalisme et de son État pseudo-démocratique. Nous prônons l’abolition du syndicalisme, mais également du patronat. Nous militons pour un monde où le citoyen actif prend toutes les décisions en comité et où la gestion de l’économie se fait sous forme de coopératives. Pas les coopératives que l’on connaît aujourd’hui, un nouveau modèle à ré-inventer, plus équitable, qui répartirait plus également la richesse, mais également le travail. »

              Dans un contexte anarchiste, une idée semblable existe, le mutuellisme!

%d blogueurs aiment cette page :