Fémi-favoritisme: quelques définitions (version rééditée)

Étant donné la mauvaise compréhension de plusieurs de mes lecteurs concernant le concept de « fémi-favoritisme », je vais rééditer un vieux billet, avec quelques rares ajouts, concernant surtout le discours confus des anarchistes de gauche, des anarchistes de droite et des libertariens dans ce débat.

Ce billet porte sur une idéologie omniprésente dans la conduite des politiques de l’État Culbécois (je ne parle pas des comportements en dehors des affaires de l’État (particulièrement dans le marché du travail capitaliste soi-disant « privé »), là où le machisme est encore très présent, contrairement à la propagande haineuse des maqueuelinistes): le fémi-fascisme ou si vous voulez être moins caricatural, le fémi-favoritisme. Dans ce billet, j’exposerai mes définitions de certains termes qui sont reliés à cette problématique.

Mais d’abord, je constate de plus en plus que les anarchistes de gauche ont un discours complaisant envers le fémi-favoritisme d’État, et ça me fait profondément chier. Cette complaisance confuse de ces socialistes bien vernis sert bien les intérêts de l’État. Je ne vois pas ce qu’il y a de féministe là-dedans. Il n’y a rien de féministe dans cette apologie du carriérisme et de la continuité du modèle patriarcal hiérarchique capitalo-étatiste et parental tel qu’on le connaît présentement. Il n’y a rien de féministe dans une idéologie étatiste faisant la promotion de la supériorité des femmes contre les hommes.

Je concède ce mérite aux anarchistes de droite et aux libertariens: au moins, ils reconnaissent comme moi que l’idéologie étatiste fémi-favoritiste doit être dénoncée. Malheureusement, le discours de ces conservateurs bien vernis sombre trop souvent dans la vulgate maqueueliniste (bref, du machisme étatiste) et leur apologie du propriétarisme hiérarchique, du travail et du profit fait en sorte qu’ils jouent le jeu des maqueuelinistes. Voilà pourquoi j’abhorre aussi la position des anarchistes de droite et des libertariens concernant le féminisme.

Passons maintenant aux principales définitions que je veux exposer dans ce billet.

Égalité en droit ou de jure: Égalité atteinte lorsque les droits ou l’exercice de ces droits chez les personnes des deux sexes sont égaux.

Égalité substantive ou de facto: Théoriquement, il s’agit de l’égalité factuelle des sexes mais en réalité, il s’agit d’un terme hypocrite pour désigner la supériorité des femmes en droit, ou dans l’exercice de ces droits, par vengeance du passé machiste de l’époque pré-Révolution Tranquille. Voici la description faite dans les Principes de Montréal relatifs aux droits économiques, sociaux et culturels des femmes de 2002:

Les garanties relatives aux droits économiques, sociaux et culturels des femmes qui sont prévues par le droit international doivent être interprétées de manière à garantir aux femmes le bénéfice substantif de leur droit à l’égalité (égalité de facto). Le droit des femmes à l’égalité substantive ne peut être atteint du seul fait de la promulgation de lois et de l’adoption de politiques qui, en apparence, de discriminent pas en fonction du sexe ou du genre (égalité de jure). Les lois et les politiques qui sont en apparence neutres selon le sexe ou le genre peuvent perpétuer l’inégalité fondée sur le sexe parce qu’elles ne prennent pas en compte la position de désavantage économique et social dans laquelle sont situées les femmes, laquelle contribue à maintenir le statu quo. L’égalité de jure ne conduit pas à elle seule à une égalité de facto. L’égalité de facto ou substantive exige que les droits s’interprètent et que les politiques et programmes étatiques à travers lesquels ils sont mis en oeuvre soient adoptés en tenant compte du désavantage social et historique dont les femmes sont victimes. Elle exige également que l’ensemble de ces mesures garantisse aux femmes un bénéfice adapté à leur réalité et proportionnel aux ressources requises à cette fin. Afin de s’assurer que les lois, les programmes et les politiques qui touchent la vie des femmes respectent leur droit à l’égalité substantive, une analyse contextuelle des droits et de besoins des femmes devra être privilégiée.

Autrement dit, sous le prétexte hypocrite de vouloir atteindre l’égalité substantive et pour se venger du fait que les hommes ont été favorisés par l’État catho-fasciste de l’ère pré-Révolution Tranquille, il faut que l’État favorise les femmes, par l’intermédiaire de la violence étatique, la même qui fut utilisée contre les femmes par les catho-fascistes de l’époque pré-Révolution Tranquille.

Maintenant, voici quelques définitions:

Féminisme: Idéologie prônant, d’un point de vue étatique, l’égalité en droit entre les sexes, dans le but de d’obtenir la vraie égalité à long terme, par elles-mêmes et non pas par une violence étatique accrue. De plus, le féminisme doit s’accompagner d’une remise en question, mais non pas une répression étatique, des institutions et des attitudes patriarcales: religion, famille nucléaire, monogamie, possessivité amoureuse, fidélité obligée, romantisme, galanterie, couple, mariage, union de fait, capitalisme (au sens classique étatiste), militarisme, répression policière, salariat, carriérisme, corporation, code vestimentaire, mode (même si ce sont surtout les femmes qui y ont recours, mais pour plaire aux hommes), étiquette, répression sexuelle, politique (au sens étatiste), etc..

Fémi-favoritisme: Idéologie étatiste prônant la supériorité de la femme sur l’homme, en se servant hypocritement du concept d’égalité substantive pour justifier le recours à une violence étatique accrue et à la discrimination positive en faveur des femmes dans les politiques étatistes. Contrairement au féminisme, le fémi-favoritisme se complaît dans beaucoup d’institutions et d’attitudes patriarcales pourtant remises en question par le féminisme, mais en voulant ne garder que les avantages et non pas les inconvénients de ces attitudes et institutions patriarcales passéistes.

Masculinisme (ou maqueuelinisme): Synonyme au masculin de fémi-favoritisme (mais à un degré encore pire que chez les fémi-favoritistes). Réaction hystérique et violente contre le fémi-favoritisme. Terme hypocrite pour désigner une version légèrement adoucie du machisme pré-Révolution Tranquille (sans le retrait du droit de vote des femmes et celui du retrait du droit au travail des femmes et sans quelques autres peccadilles mais pas tellement plus). Cette idéologie étatiste prône un retour au patriarcat et aux valeurs traditionnelles familiales de l’ère pré-Révolution Tranquille par la violence étatique, mais avec moins d’insistance sur la répression catho-fasciste, sauf chez les machistes de Égards. Cette version contemporaine du machisme est particulièrement pernicieuse quand il ne différencie pas le féminisme (une idéologie légitime) du fémi-favoritisme (une idéologie criminelle), quand il blâme les femmes pour les suicides des hommes (ridicule) et quand il banalise la violence conjugale masculine.

Je suis féministe, je trouve le féminisme encore plus pertinent que jamais, encore plus au niveau international, et j’aime beaucoup les femmes (parfois trop) mais accroître la violence étatique n’est pas la bonne solution pour en arriver à l’égalité entre les sexes. Le véritable féminisme se situe dans l’anarcha-féminisme (quoique malheureusement, ces anarchistes de gauche ont la fâcheuse tendance à être trop complaisants envers le fémi-favoritisme) et il doit se faire dans une optique de réduction de la violence étatique pour s’effectuer correctement et en arriver à la véritable égalité des sexes, pas le contraire tel que proposé par les fémi-favoritistes étatistes!

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28 Réponses

  1. Si vous aimiez vraiment ‘les’ femmes, vous ne sauriez pas féministe.

    Pour le reste, il y a tellement de contradictions et d’erreurs, que je ne sais pas par où commencer, alors je m’abstiens (pour l’instant).

    C’est comme pour l’avortement… j’attends patiemment que les gens réfléchissent aux conséquences de cet acte, avant d’aller plus loin.

    1. « Si vous aimiez vraiment ‘les’ femmes, vous ne sauriez pas féministe. »

      Avez-vous réellement lu mon billet avant de vomir une telle sornette?

      Évidemment, ce n’est pas assez maqueueliniste à votre goût, alors il doit y avoir des erreurs!

      « C’est comme pour l’avortement… j’attends patiemment que les gens réfléchissent aux conséquences de cet acte, avant d’aller plus loin.  »

      Mon cher conservateur bien verni, cessez de vous qualifier de « libertarien », hypocrite!

      1. Comment pouvez-vous dire aimer les femmes et vous clisser de l’impact d’un l’avortement sur elles.
        En plus, si je ne me trompe pas, vous voulez que l’état subventionne leur propre aliénation…

        *

        Le féminisme par définition est du sexisme. C’est bon le favoritisme sexiste? Plus l’état et les individus ‘aident’ les femmes, plus elles sont dépressives, solitaires, toxicomane… etc

        Vous infantiliser les femmes…

        *

        Pire encore:
        L’essence de cette idéologie est de nier que les hommes étaient au service des femmes depuis TOUJOURS…

        1. « Comment pouvez-vous dire aimer les femmes et vous clisser de l’impact d’un l’avortement sur elles. »

          Comment pouvez-vous dire respecter les femmes et vous crisser de l’impact d’un accouchement sur elles?

          « En plus, si je ne me trompe pas, vous voulez que l’état subventionne leur propre aliénation… »

          Non, ce n’est pas ce que j’ai dit! Relisez le billet d’Anne Archet, elle l’explique très bien!

          http://annearchet.wordpress.com/2009/07/18/ah-si-le-pape-etait-pro-pipe/

          1. des recherches sur les effect de l’avortement indique que les femmes qui le font ont plus cancer du sein que celle qui pas le faire.

            1. Oui, voilà un argument pour ne pas le faire en effet, mais pas pour l’interdire.

        2. « Le féminisme par définition est du sexisme. C’est bon le favoritisme sexiste? Plus l’état et les individus ‘aident’ les femmes, plus elles sont dépressives, solitaires, toxicomane… etc »

          Le FÉMI-FAVORITISME, bordel!

          « Vous infantiliser les femmes… »

          Laissons ça aux fémi-favoritistes, ok!

          « L’essence de cette idéologie est de nier que les hommes étaient au service des femmes depuis TOUJOURS…  »

          C’était pourtant le cas au Québec jusqu’à la fin de la Grande Noirceur!

  2. Ok je m’essaye(un peu):

    L’anarchisme comme le libertariannisme est pour la liberté des individus, non?

    Vous êtes libre de penser, de proposer, d’imaginer un monde où tout cela serait possible:

    « De plus, le féminisme doit s’accompagner d’une remise en question, mais non pas une répression étatique, des institutions et des attitudes patriarcales: religion, famille nucléaire, monogamie, possessivité amoureuse, fidélité obligée, romantisme, galanterie, couple, mariage, union de fait, capitalisme (au sens classique étatiste), militarisme, répression policière, salariat, carriérisme, corporation, code vestimentaire, mode (même si ce sont surtout les femmes qui y ont recours, mais pour plaire aux hommes), étiquette, répression sexuelle, politique (au sens étatiste), etc. »

    Par contre, TOUT ÇA DOIT SE FAIRE sans passer par l’état…

    Si pour vous la famille, la fidélité, la religion, etc sont automatiquement à rejeter… c’est OK avec moi, mais tant que PAS UNE SEULE loi vienne nous obliger à suivre VOS idées. DONC si je veux me marier, pratiquer ma regilion, avoir 10 enfants, VOUS NE POUVEZ PAS ME L’INTERDIRE et VOUS NE POUVEZ PAS DEMANDER à l’état de me l’interdire.

    Par contre, par rapport au bout que j’ai recopié, je trouve tout ça loufoque, mais je me battrais pour que vous puissiez le dire…

    Alors, c’est ok jusqu’ici ?

    1. Je répète: avez-vous lu mon billet avant de vomir de telles sornettes?

    2. « Par contre, TOUT ÇA DOIT SE FAIRE sans passer par l’état…

      Si pour vous la famille, la fidélité, la religion, etc sont automatiquement à rejeter… c’est OK avec moi, mais tant que PAS UNE SEULE loi vienne nous obliger à suivre VOS idées. DONC si je veux me marier, pratiquer ma regilion, avoir 10 enfants, VOUS NE POUVEZ PAS ME L’INTERDIRE et VOUS NE POUVEZ PAS DEMANDER à l’état de me l’interdire.  »

      Je n’ai jamais dit le contraire! Sauf que de prôner ces concepts fait l’affaire de l’État!

      1. Donc l’avortement ne devrait pas être payé par l’état.

        1. Mais quand l’État finance les soins de santé et qu’il vole les travailleurs à ce point, il doit financer l’avortement, au lieu des génocides terroristes à l’étranger!

  3. Il me semble que si le fémi-favoritisme serait le moindrement efficace, les femmes auraient atteint l’égalité salariale non? Je préfère parler de féministes réformistes et de féministes radicales. Et des féministes qui ont tendance à proner la supéritorité des femmes sur les hommes ou ne recherche pas vraiment une réelle égalité entre les sexes, je pense qu’il y en a dans ces deux camps. Ce qui ne veut pas dire qu’elles forment la majorité dans l’un ou l’autre.

    1. J’ai été élévé dans un monde et une réalité ou les hommes n’ont rien de plus que les femmes. L’équité salariale est juste une façon de gonfler les salaires des professions à tendance féminine. Il n’y a aucun moyen d’identifier ce que vaut un travail en dehor du marché. On ne peut pas se servire des études cars il y a trop de diplômes qui ne valent pas plus qu’un papier commercial. L’enseignement socialiste hyper réglementé et burocratisé en est le principal responsable. Anyway, l’expérience est souvant supérieure aux trop rares diplomes qui valent ce que l’état paye pour les distribuer. Le marché est supérieure à l’État en ce qui concerne la gestion l’évaluation des salaires pour la simple raison que l’état ne dispose d’aucun moyen d’évaluation fiable des salaires.

      1. Sauf que tant que l’État sera là, il sera normal que les travailleurs s’entendent avec leurs patrons sur leurs conditions de travail. L’État est LE générateur du fémi-favoritisme.

    2. A l’heure, les femmes québécoises gagnent un salaire PLUS élevé que les hommes.

      Je peux sortir des tonnes et des tonnes d’études, de reportage, d’articles, etc, sur ce sujet.

      Faut cesser de croire, oui croire, la propagande syndicale et étatiste.

      De toute façon, une façon, très, très simple de comprendre qu’il y anguille sous roche, c’est de penser à ça:

      Si les femmes étaient réellement moins payées que les hommes pour exactement le même travail, les ‘méchants exploiteurs capitalistes’ engageraient QUE des femmes pour faire plus de profit.

      Simple logique, pourtant personne qui se dit ‘à gauche’ semble comprendre.

    3. « Il me semble que si le fémi-favoritisme serait le moindrement efficace, les femmes auraient atteint l’égalité salariale non? »

      Même si ce n’était pas le cas, ce n’est pas une raison pour en faire l’apologie, comme trop d’anarchistes de gauche le font!

      « Et des féministes qui ont tendance à prôner la supériorité des femmes sur les hommes ou ne recherche pas vraiment une réelle égalité entre les sexes, je pense qu’il y en a dans ces deux camps. Ce qui ne veut pas dire qu’elles forment la majorité dans l’un ou l’autre.  »

      D’accord, mais c’est l’idéologie fémi-favoritiste qui a le plus d’influence étatique.

  4. Sébas, je serais curieux de voir les données dont vous parlez.

  5. Bon, voilà qui est mieux.

    Voici un exemple (c’est un ami qui a fait les calculs);

    Selon l’ISQ (1998), les hommes(H) gagnent 30 665 $ par année pour 4,7 HT/J. Combien gagnent t-ils pour 3,1 HT/J (i.e. la variable du temps de travail des femmes, toujours selon L’ISQ = 3,1 HT/J ) ?

    Si H 30 665 $ —» 4,7 HT/J

    H ? = 20 225 $ —» 3,1 HT/J

    Le revenu des femmes est de 20 795 $ pour 3,1 HT/J. Les hommes gagnent donc 570 $ de moins que les femmes par année pour le même temps de travail (3,1).

    Donc, c’est pour quand ‘l’inéquité’ salariale pour les hommes ?
    🙂

    1. Dans les chiffres que vous donnez, les hommes font tout de même 10 000 $ de plus que les femmes en moyenne par année, ce qui est significatif.

      De plus votre calcul est questionnable dans la mesure où vous faites une déduction. Si les hommes travailleraient moins en moyenne, leur salaire de l’heure pourrait pt augmenter comme celui des femmes.

      Vous rapportez votre calcul pour les hommes au 3,1 HT/J, mais dans les faits ils en travaillent 4,7HT/J.

      1. Bon j’ai pt mal saisi vos dits calculs, mais ils sont mal commode.

      2. @ Bakouchaïev :

        Vous dites:

        « De plus votre calcul est questionnable dans la mesure où vous faites une déduction. Si les hommes travailleraient moins en moyenne, leur salaire de l’heure pourrait pt augmenter comme celui des femmes ».

        et

        « Vous rapportez votre calcul pour les hommes au 3,1 HT/J, mais dans les faits ils en travaillent 4,7HT/J.  »

        *

        C’est une règle de 3.

        Un fait reste, à L’HEURE, les femmes gagnaient(gagnent?) plus que les hommes…

        1. Bakouchaïev soulève un bon point mais tout de même, l’argumentaire fémi-favoritiste est fallacieuse dans ce dossier.

          Bref, rien ne démontre l’inégalité salariale entre les deux sexes, DANS LES MÊMES PROFESSIONS.

      3. « Dans les chiffres que vous donnez, les hommes font tout de même 10 000 $ de plus que les femmes en moyenne par année, ce qui est significatif. »

        Normal, parce que les femmes travaillent moins que les hommes. Et elles ont raison d’agir ainsi!

        1. « Normal, parce que les femmes travaillent moins que les hommes. Et elles ont raison d’agir ainsi!  »

          Je suis curieux de savoir pourquoi vous dites ça?

          1. Elles ont raison de vouloir moins travailler que les hommes, je suis d’accord avec elles. Le travail hiérarchisé est un concept patriarcal qu’il faut combattre.

  6. Feminism, femifavoritism ou female supremacy all the same B.S.
    Et MRA (masculism) a été cré par les abuse du feminism.

    Anyway les damages cause par les abuse de feminism sont devenu trop grand pour que le civilisation occidental survive elle va être wipeout par celle islamique.

    1. « Feminism, femifavoritism ou female supremacy all the same B.S. Et MRA (masculism) a été cré par les abuse du feminism. »

      Le féminisme n’est pas la même chose que le fémi-favoritiste, c’est bien différent!

      « Anyway les damages cause par les abuse de feminism sont devenu trop grand pour que le civilisation occidental survive elle va être wipeout par celle islamique. »

      Exagérément catastrophiste, et il n’y aucun lien pertinent entre les deux!

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