Parent? Non merci!

Dans ce site féministe, on y publie ce billet à propos du documentaire « Maman? Non Merci! » qui sera réalisé par une certaine Magenta Baribeau. Voici un extrait de ce billet:

J’opte pour une perspective féministe avec mon documentaire “Maman? Non merci!” qui cherche à redorer le blason des femmes qui choisissent de ne pas obéir au modèle patriarcal et de prendre pleinement possession de leurs corps en ne voulant *pas* avoir d’enfants.

À première vue, ça me semble très intéressant! Je vais émettre un petit bémol qui provient de ce qui est en gras dans cet autre extrait:

J’aimerais donc interviewer des femmes féministes qui partagent ce point de vue que le corps de la femme peut être entièrement féminin et féminisé sans nécessairement devoir enfanter, tout en respectant évidemment toutes ces femmes qui décident aussi d’avoir des enfants. Il reste que dans notre société c’est un tabou pour une femme de dire qu’elle ne veut pas d’enfants par peur de se faire stigmatiser comme une égoïste immature entre autres sobriquets.

Comprenez moi bien, je souhaite qu’on respecte, mais sans les favoriser outre-mesure, les femmes qui souhaitent volontairement avoir des enfants. Par exemple, la stigmatisation fémi-favoritiste étatiste contre les femmes (et même les hommes, en fait!) qui ne veulent pas travailler est cruelle et il faut la dénoncer. Par contre, d’un point de vue anarchiste, écologiste et féministe, j’affirme avec vigueur que la procréation et le parentage (sous sa forme actuelle) sont invalides. Un jour, je vous expliquerai plus exhaustivement pourquoi.  En attendant, je vous suggère d’aller visiter le site du Voluntary Human Extinction Movement.

Probablement que la Fédération Fémi-Favoritiste du Culbec va dénoncer ce documentaire sur ces femmes qui osent ne pas avoir d’enfant, car après tout, ce ne serait pas la première fois qu’elle ferait l’apologie du patriarcat afin de mieux justifier leur camelote androphobe!

Au fait, pourquoi pas « Parent? Non Merci! » ?

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52 Réponses

  1. Il y a un truc que je comprends très mal.

    Est-ce que ces féministes refusent d’être maman sous prétexte du patriarcat (?!) les forçant (?!) à être enceinte ou bien elles n’en veulent pas parce que c’est trop exigent et trop de responsabilités étant donné les conditions capitalistes étouffantes ? Il me semble que la question de la famille est fondamentale, bien que muable au travers les époques de la civilisation humaine (http://www.marxists.org/francais/engels/works/1884/00/fe18840000.htm) …

    C’est bien beau de dire que « le corps appartient à la femme », mais si ma propre mère disait ça, jamais je ne serai ici à écrire ces lignes, ni même la féministe qui n’en veut pas (ou même toi, David !)

    P.S.: J’ajouterai ton blogue à ma liste de liens bientôt 😉

    1. Oups, je viens d’approuver ce commentaire. Désolé pour le délai.

      Bienvenue ici! 🙂

      Je vais répondre tantôt!

    2. @L’Agitateur

      « Est-ce que ces féministes refusent d’être maman sous prétexte du patriarcat (?!) les forçant (?!) à être enceinte »

      La famille et la procréation sont des concepts patriarcaux. Certaines religions forcent les femmes à se faire engrosser dans ce monde, encore aujourd’hui. Ce n’est plus le cas ici, mais c’est encore le modèle familial patriarcal qui prévaut, et qui est même prôné par les fémi-favoritistes du Culbec!

      « Est-ce que ces féministes refusent d’être maman sous prétexte du patriarcat (?!) les forçant (?!) à être enceinte ou bien elles n’en veulent pas parce que c’est trop exigent et trop de responsabilités étant donné les conditions capitalistes étouffantes ? »

      Probablement plus la deuxième raison que la première mais les deux sont inter-reliées!

      « Il me semble que la question de la famille est fondamentale, bien que muable au travers les époques de la civilisation humaine (http://www.marxists.org/francais/engels/works/1884/00/fe18840000.htm) … »

      En effet, mais je parle de la famille dans le contexte patriarco-capitalo-étatico-hiérarchique actuel. Je la considère invalide d’un point de vue anarchiste. Évidemment, pour un étatiste, le parentage et la procréation sont pertinentes!

      « C’est bien beau de dire que « le corps appartient à la femme », mais si ma propre mère disait ça, jamais je ne serai ici à écrire ces lignes, ni même la féministe qui n’en veut pas (ou même toi, David !) »

      Et alors? Ce n’est pas une raison valable pour brimer la liberté de ces femmes, ou même des pères potentiels!

      De plus, si votre grand-mère n’avait pas été forcée de se faire engrossser par les autorités catho-fascistes de l’époque (interdiction d’empêcher la famille!), il est fort probable que ni vous, ni nos mères, ni nos pères, ni moi n’existeraient!

      Je sens que vous êtes sur le point de me dire: « C’est dangereux, l’espèce humaine va disparaître! ». Voici ce que François Tremblay en pense:

      http://francoistremblay.wordpress.com/2009/02/17/mankind-must-perpetuate/

  2. Là tu viens d’en faire une bonne, David. À chaque fois que j’écris sur ce sujet sur mon blogue, je reçois les commentaires les plus stupides.

  3. sylvainguillemette

    Je comprends le concept de la liberté et je en crains pas pour l’espèce humaine, elle se sur-peuple d’ailleurs! J’y ai contribué! Ma troisième est née ce samedi dernier, un 4 juillet* (2009)!

    Mais j’aimerais avoir des approfondissements sur le modèle patriarcal, une définition claire et précise de ce qui vous dérange dans le concept de la famille. parce que chez moi, toutes et tous sont égaux, puis passent au vote, l’âge de raison venu, quant aux décisions importantes de la famille. Si mes filles sont majoritaires à vouloir acheter telle ou telle sorte de fruit, je plie à la majorité, non pas pour encenser la démocratie, mais en espérant donner à mes filles, une expérience qui leur en apprendra gros. Par exemple, une majorité populaire voulant une Terre plate dans son dictionnaire, n’aura pas plus raison de par sa majorité, tout comme l’on donne souvent l’exemple de «S’ils se lancent toutes et tous en bas du pont, vas tu y aller?».

    Mais sinon, j’essaie de sensibiliser mes enfants au partage, à la moindre consommation, au recyclage (même si je n’y crois pas en regardant la surpopulation et la vitesse que la pollution prend) et parfois, au respect des autres, mais aussi, au sens critique. Par exemple, je vais leur imposer des questionnements dérangeants, et il y en pour tous les âges!

    Mais bref; je fais ici la vaisselle, comme ma femme, change les couches, plus que ma femme, donne le biberon (lorsque l’allaitement sera terminé, et c’est son choix!) autant que ma femme (sinon plus) et bref, il n’y pas ici un ordre établi, une hiérarchie. J’essaie de mettre en pratique mes convictions, bien que ce soit difficile parfois.

    *Moins pire que le 1er juillet!

    1. Ah bon. Mais alors, pourquoi avoir des enfants?

    2. « au recyclage (même si je n’y crois pas en regardant la surpopulation et la vitesse que la pollution prend) »

      En fait, j’y crois de moins et moins sachant qu’ils en envoient une bonne partie au dépotoir.

      Mais il y aussi d’autres raisons, vous devriez regarder ceci:

      http://video.google.com/videosearch?q=penn+teller+bullshit&emb=0&aq=f#q=penn+teller+bullshit+recycling&emb=0

      Mon principal problème provient de la hiérarchie familiale, mais dans votre cas, ça ne semble pas si grave.

      Faudra bien un jour que je publie un billet là-dessus!

      « *Moins pire que le 1er juillet! »

      En effet!

  4. sylvainguillemette

    Mais j’aimerais ajouter:

    Je ne suis pas d’accord avec François Tremblay, lorsqu’il dit que l’espèce humaine devrait disparaître. Pourquoi? parce que la plupart des problèmes engendrés par notre espèce, ne dépendent pas des humains, mais d’une partie d’entre eux. Des bourgeois. Et je ne ferais pas payer notre espèce d’avoir de si égoïstes êtres, surtout qu’ils sont minoritaires. Monsieur Tremblay, dans son extrémisme, aurait plutôt dû demander que l’on extermine les parasites nous menant au suicide collectif, car ne nous le cachons pas, ce suicide collectif est déjà engagé de toute façon. Mais bon, je vais laisser monsieur Tremblay dire ce qu’il a à dire, je respecte son opinion, quoique je la trouve inexacte comme solution.

    1. Ça va, j’ai corrigé!

      « Je ne suis pas d’accord avec François Tremblay, lorsqu’il dit que l’espèce humaine devrait disparaître. »

      Ce n’est pas exactement ce qu’il dit!

    2. « Je ne suis pas d’accord avec François Tremblay, lorsqu’il dit que l’espèce humaine devrait disparaître. Pourquoi? parce que la plupart des problèmes engendrés par notre espèce, ne dépendent pas des humains, mais d’une partie d’entre eux. Des bourgeois. »

      Ah, si! Et nous, on a pas de responsabilité face à ça? On a pas de responsibilité de soutenir leur règne? Sans l’approbation du peuple, les reines du pouvoir n’ont rien sur lesquelles s’exercer. C’est vrai de tout pouvoir, en fait.

      « Et je ne ferais pas payer notre espèce d’avoir de si égoïstes êtres, surtout qu’ils sont minoritaires. »

      Vous êtes dans un esprit de vengeance. En fait, je ne parle pas du tout de vengeance. Je parle de l’expérimentation de la civilisation humaine. Cette expérimentation, elle est complètement ratée.

      « Monsieur Tremblay, dans son extrémisme, »

      Ah bon. Maintenant je suis un « extrémiste ». Vraiment? En fait, être un anarchiste est « extrémiste » car dans les marges du discours accepté, alors je ne vois pas comment je pourrais être plus « extrémiste ».

      « aurait plutôt dû demander que l’on extermine les parasites nous menant au suicide collectif, »

      Regardez dans le miroir. En faisant ceci, vous découvrirez donc l’identité d’un de ces parasites. Et la même chose de mon côté.

      Mais je ne prône pas votre extermination, ou l’extermination de qui que ce soit (pas même les « criminels » les plus fous). En fait, ce que je prône c’est la fin de la création de nouvelles vies.

      « Mais bon, je vais laisser monsieur Tremblay dire ce qu’il a à dire, je respecte son opinion, quoique je la trouve inexacte comme solution. »

      Merci bien.

    3. En fait, mon cher Sylvain, votre position est assez contradictoire. Si c’est la faute des bourgeois en tant qu’individus, et non du système capital-démocratique, que nous sommes exploités, alors il suffirait de tuer tous les bourgeois pour avoir un monde meilleur. Mais ces individus seraient remplacés par d’autres individus, qui seraient tout aussi heureux de vous exploiter.

      La seule solution, c’est de défaire le lavage de cerveau dont nous sommes victimes à chaque jour à travers la société, et réétablir la compassion naturelle de l’individu (l’égo véridique). Sinon l’exploitation sera toujours acceptée comme le seul mode possible de relation entre agents sociaux.

    4. Sylvain, je suis entièrement d’accord avec les réponses de François, même les prolétaires ont leur part de responsabilité!

      Ce n’est pas avec encore plus de violence qu’on va réduire l’exploitation, bien au contraire!

    5. On est des êtres humains, peu importe notre statut social ou nos convictions politiques, sale extrémiste gau-gauchiste de mes deux de Guillemette!!!

      La solution finale, tu connais?

  5. Je vais y revenir demain!

  6. Je suis plutôt anti-reproduction/procréation moi même, mais j’ai rarement vue cette position être défendue. On remet rarement le phénomène de la famille en cause.

    1. Il s’agit de deux sujets fort différents. En fait, il y a beaucoup de gens qui sont contre la procréation, mais je ne connais personne (à part moi et David) qui est contre la hiérarchie parentale.

      1. Disons que les sujets sont intereliés, dans la mesure où il n’y a pas de famille sans reproduction/procréation.

        Et dans la mesure où les anarchistes sont techniquement contre toute forme de hiéarchie, cela inclu la hiéarchie parent-enfant.

        1. « En fait, il y a beaucoup de gens qui sont contre la procréation, mais je ne connais personne (à part moi et David) qui est contre la hiérarchie parentale. »

          Je n’en connais pas beaucoup moi non plus, mais j’ai l’impression que plusieurs anarchistes libertaires, dont Bakouchaïev particulièrement, seraient d’accord avec nous, mais plusieurs d’entre eux n’ont tout simplement pas réfléchi à la question.

          Tout de même, il y a Anne Archet:

          http://archet.net/?p=1428

  7. internationaliste

    Je ne pense pas que la FFQ stimagtise les femmes qui ne veulent pas avoir d’enfants. Après tout le mouvement féministe est au premier plan de la lutte pour défendre le droit à l’avortement.

    En passant t’aimerais pas ça te reproduire mon cher David histoire d’avoir des enfants à ton image?

    1. Bon retour mon chéri! 😉

      Sérieux, bon retour! 🙂

      « Je ne pense pas que la FFQ stigmatise les femmes qui ne veulent pas avoir d’enfants. »

      À tout le moins, elle stigmatise celles qui ne souhaitent pas travailler et appuient les islamistes qui ont une vision très patriarcale de la famille et des relations homme-femme. Que les fémi-favoritistes se démêlent dans leurs contradictions!

      « Après tout le mouvement féministe est au premier plan de la lutte pour défendre le droit à l’avortement. »

      Au moins ça, en effet! Comme quoi les drouatistes étatistes sont encore pires!

      « En passant t’aimerais pas ça te reproduire mon cher David histoire d’avoir des enfants à ton image? »

      C’est bien gentil mais ce serait un mauvais service à rendre à tous ainsi qu’à moi-même (et ce n’est pas seulement lié à mes convictions anarchistes). Mais sait-on jamais, peut-être serai-je assez con pour devenir un mauvais père un jour! TRAITEZ-MOI DE SALE CON SI JAMAIS ÇA ARRIVE!

      Par contre, je n’ai rien contre l’adoption!

      1. internationaliste

        Merci mon chéri. Comme ça je t’ai manqué mon beau? Et bien toi aussi. Je suis sûr que tu ferais un bon père en plus d’avoir bien du plaisir à concevoir un ou des enfants!

        1. « Merci mon chéri. Comme ça je t’ai manqué mon beau? »

          Oui mais pas dans le sens que tu souhaiterais! 😉

          « Je suis sûr que tu ferais un bon père en plus d’avoir bien du plaisir à concevoir un ou des enfants! »

          Je préférerais baiser en étant stérile! Bon père? Je ne crois pas!

          Sauf peut-être pour l’adoption…

          1. internationaliste

            Arrête de péter ma bulle lol!

  8. Gabriel Bisson

    Les gens font des enfants parce qu’il s’agit d’une des plus grandes joies qui existe et non par « obéissance à un modèle patriarcal ».
    Si se moucher de la main droite faisait partie d’un modèle patriarcal, faudrait-il cesser de se moucher de la main droite?

    Il n’y a absolument aucun argument dans cet axiome pontifiant.

    1. « Les gens font des enfants parce qu’il s’agit d’une des plus grandes joies qui existe »

      Non, les gens font des enfants parce qu’ils sont soumis à leur rôle social, parce qu’ils sont orgueilleux, et parce qu’ils planifient prendre plaisir à contrôler un autre être humain comme un animal de compagnie et à leur projeter toutes leurs faiblesses et échecs.

      « et non par “obéissance à un modèle patriarcal”. »

      Ah, alors c’est entièrement original alors? Il n’y a aucune adhérence dogmatique à un modèle démodé qui nous est endoctriné depuis la naissance?

      « Si se moucher de la main droite faisait partie d’un modèle patriarcal, faudrait-il cesser de se moucher de la main droite? »

      Oui!

      « Il n’y a absolument aucun argument dans cet axiome pontifiant. »

      Ça, vous l’avez dit!

    2. « Les gens font des enfants parce qu’il s’agit d’une des plus grandes joies qui existe et non par “obéissance à un modèle patriarcal”. »

      Oui bien sûr, quand les catho-fascistes, représentant une doctrine féministe anti-patriarcal, du Culbec interdisaient d’empêcher la famille, la femme-esclave miséreuse était bien contente d’engrosser son 11e bébé et de se faire fourrer à sec par son maître! Et les politiciens et les médiographes ne font aucune propagande nataliste! Et l’ADCul n’a jamais fait la promotion des bébé-bonus! Oh yeah!

      « Si se moucher de la main droite faisait partie d’un modèle patriarcal, faudrait-il cesser de se moucher de la main droite? »

      Il faudrait cesser d’imposer de se moucher de la main droite!

      « Il n’y a absolument aucun argument dans cet axiome pontifiant. »

      Entièrement d’accord! C’est vous qui le dites! Le chapeau vous fait!

    3. Des plans pour que je devienne moi-même fémi-favoritiste! 😉

  9. Gabriel Bisson

    Le rat obéit à ses pulsions innées; le caribou se plie à ses instincts de survie pour vivre en meute; le crabe royal n’a pas la capacité de remettre en question son mode de vie.

    Le genre humain a la capacité de raisonner. Il se sert de cette capacité; parfois non. Il se soumet à un concept dogmatique, parfois non. Tout ça n’est que banalité. Votre commentaire, François, en dit plus long sur les modèles de parentage qui vous entourent que sur un réel problème le concernant. De plus, il n’apporte rien à la conversation et ne contient aucun argument.

    1. Ça, c’est votre opinion personnelle, qui est le résultat de dizaines d’années d’endoctrination. Votre opinion, en fait, est absolutement inutile, car vous n’avez pas les outils pour évaluer mes dires.

    2. « Votre commentaire, François, en dit plus long sur les modèles de parentage qui vous entourent que sur un réel problème le concernant. »

      Alors, êtes-vous d’accord avec les modèles hiérarchiques de parentage qui vous entourent?

  10. Gabriel Bisson

    Que l’expérience conditionne l’opinion est un fait véridique. Merci de nous le rappeler. Nous pourrons ensuite appliquer ce motif à d’autres déclarations arbitraires et gratuites qui habitent ce billet et que l’on pourrait hâtivement prendre pour autre chose qu’une opinion.

    1. Là, on est tout à fait d’accord!

    2. Quelles sont les déclarations arbitraires et gratuites contenues dans ce billet?

  11. Gabriel Bisson

    Il faudra donc ajouter un post-scriptum à votre billet, David. Il serait amusant et se lirait à peu près comme suit:

    « N.B. Les commentaires qui suivent ne contiennent que des opinions et ne doivent pas être lus commes un débat d’idées. Soyez donc vigilants et conservez un esprit critique. Par contre, si vous avez mieux à faire, n’hésitez pas! »

    1. Non… je parlais plutôt de VOS commentaires.

  12. Gabriel Bisson

    Oh, suis-je bête.

    Par contre, vous me voyez perplexe. Pantois face à l’éloquence de vos développements, je me méfie de la cinglante expression de votre science. Vous trempez vos mots comme l’acier. Je me tâte donc, un doute m’habite. Que sera la prochaine phrase? Aurons-nous droit à un assommoir du genre : « j’ai raison et vous avez tord? »; ou mieux : « ton ragoût est immangeable, idiot, bouffe ma salade? »; ou encore, en plus concis : « tasse-toi, pauvre mec, tu me fais de l’ombre? ». Vous comprendrez mon hésitation.

    Vous avez donc ma salutation, puit de science. Je m’incline et je bouffe votre salade. Les moutons aiment la laitue; c’est connu, lon-lu.

    1. Ho-hum, nous avons un poète parmi nous.

      1. internationaliste

        T’aimerais pas ça François un beau petit garçon à ton image?

          1. internationaliste

            Dommage!

            1. Ça te prendrait un clone!

    2. Allez-y! Si vous avez raison, ce sera facile pour vous!

      Un bon poète en effet!

  13. Gabriel Bisson

    Identifions d’abord quelques raisons qui poussent à la procréation.

    Nous avons entre autres :

    -La conformité
    -L’obéissance à un modèle (valable surtout dans la stricte sphère de la religion et de son autorité)
    -L’ambition et les projets égoistes projetés sur le petit; le désir de compléter sa médiocre existence par celle de l’autre
    -Les poussées d’hormones non-protégées
    -La carotte que représente l’aide financière gouvernementale
    -La perspective du plaisir égoiste de contrôler un être faible et dépendant (valable pour les esprits tordus)
    et
    -Le plaisir de donner une partie de soi pour participer à la création et à la formation d’un nouvel être, et la responsabilité qui vient avec.

    Toutes ces raisons sont par contre subordonnées à celle-ci:

    -L’épanouissement dans le lègue de ses connaissances et de son expérience à l’autre, dans le sentiment de ne pas voir son existence réduite à néant à sa mort et de participer à la transmission d’une sagesse personnelle.

    Il n’y a rien de supérieur dans l’échelle de nos motivations profondes. Ce facteur est le plus influent, ce thème le plus universel : le dépassement de son état de mortel pour devenir éternel. L’impression de se prolonger dans le temps, de se perpétuer et d’ainsi ne pas s’éteindre, de survivre à sa mort. Cette sensation est fondamentale; ce réflexe, instinctif et puissant. Il n’appartient pas à un calcul cartésien ou à une obéissance servile et tiède à une autorité, quelle qu’elle soit, mais relève d’une émotion profonde, d’un élan inéluctable en faveur de la vie, et presque de la survie. Il est raisonné ou non, conscient ou non, mais sa force et la fatalité de son exécution tient dans ce que l’homme possède de plus intime et de plus viscéral, sa volontée d’immortalité, d’intemporalité. Cette volontée innée et parfois inconsciente se pare inévitablement de certains attributs, comme le désir sexuel, les pulsions dominatrices et manipulatrices ou encore le plaisir serein des relations humaines. Ce ne sont pourtant que des façades, des symptômes d’une cause plus élémentaire. La principale force motrice de l’homme, par contre, ne doit pas être occultée derrière ce camouflage. Cette force se manifeste dans le microcosme de l’esprit comme dans la grandeur des réalisations matérielles. Elle est la source des projets glorieux de l’homme comme de ses ambitions les plus subtiles, de ses bonheurs comme de ses malheurs, de l’esprit d’initiative comme celui de finitude et de complétion, de la témérité comme de la prudence, de Babylone comme de la hutte aborigène, de l’art, des religions, des mathématiques comme des cathédrales, des pyramides et de la science de la fabrication du pain.

    Elle tiens, surtout, en quelques mots : la volonté et ensuite la décision de se soustraire de la sombre fatalité de la corruption matérielle et le combat de sa force entière de l’homme contre la nature passagère et aliénable de son existence. Voilà le véritable moteur des ambitions, des réalisations et des causes de satisfaction de l’être humain.

    À travers tout cela, le processus de procréation et d’éducation d’un enfant ne représente, dans l’esprit et dans la pratique, qu’un chapitre de la marche d’un homme vers la réalisation de son désir d’éternité. Il s’inscrit donc en toute relativité à l’intérieur de cette volontée plus grande et plus primordiale qu’est la domination de la matière et du temps. C’est gros, mais en même temps si simple et si constant. Le reste n’est que façade.

    1. « -L’épanouissement dans le lègue de ses connaissances et de son expérience à l’autre, dans le sentiment de ne pas voir son existence réduite à néant à sa mort et de participer à la transmission d’une sagesse personnelle. »

      Je n’ai pas de gros problème avec cette raison, même si le désir d’éternité repose sur des dogmes religieux. Cependant, avec le modèle actuel de parentage, cet épanouissement n’est pas accompli dans l’intérêt des enfants.

    2. Gabriel Bisson

      Je dirais plutôt que le dogme religieux repose sur le désir d’éternité.

  14. Je n’ai trouvé votre site qu’aujourd’hui… plusieurs mois plus tard. Laissez-moi expliquer pourquoi « Maman? Mon merci! » et non « Parent? Non merci! » La réalité des femmes, du moins au Québec, qui ne veulent pas avoir d’enfant est bien différente de celle des hommes n’en voulant pas. C’est quasi un lieu commun pour un homme de dire qu’il ne veut pas d’enfant. La société semble comprendre, c’est normal, presque…

    Pour une femme, c’est un crime de lèse-majesté. On est « faites » pour ça, m’a-t-on déjà dit.

    C’est pourquoi je fais un film sur les femmes qui ne souhaitent pas avoir d’enfant puisque c’est un sujet et une réalité encore marginales.

    J’ai d’ailleurs créé un blog sur le sujet pour tous ceux intéressés par le sujet… et non par ma formulation de certains principes personnels 🙂

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