De la lecture pour vous!

Trois blogueurs ont publié récemment des billets reliés à ce blogue. D’abord, il y a François Tremblay, qui répondait à cette discussion. Le dernier paragraphe vaut la peine d’être cité:

If the “entrepreneur” is providing a valuable service, then let him provide it, ON THE FREE MARKET. If he’s not, if his job is nothing but exploitation, then let him starve.

Si l’ « entrepreneur » fournit un service de qualité, alors laissons-lui le fournir, DANS LE LIBRE-MARCHÉ. Si ce n’est pas le cas et si son travail n’est rien d’autre que de l’exploitation, alors laissons-le crever!

Il y a aussi Chantal Beaupré qui répond à ce billet portant sur le mérite. Mieux que ça, il y aura une suite! Voici un extrait:

Avant de procéder moi-même à l’exégèse de l’opinion de M. Gendron, permettez-moi de vous rappeler que la notion du mérite que je soutiens n’a aucun lien véritable avec le courant de philosophie politique de l’anarchisme, mais plutôt avec la pensée réaliste – particulièrement selon l’idéologie ancienne de Marc-Aurèle et Épictète, et la thèse contemporaine de Lucien Auger et Albert Ellis.

De même, afin de conduire la présente critique de manière judicieuse et appropriée, il m’apparaît important de définir clairement en quoi consiste le mérite – pour ma part, sous la lentille de l’approche émotivo-rationelle – ceci afin de favoriser un argumentaire à partir d’une fondation bien précise.

Sur ce point, je lui donne entièrement raison! Nos points de vue sont tout à fait différents. Ceci dit, je n’accorde aucune crédibilité, d’un point de vue anarchiste (pour les étatistes, c’est peut-être pertinent!), à ce salmigondis quasi-astrologique qu’est l’approche émotivo-rationnelle, une pensée beaucoup moins réaliste que l’anarchisme (en plus, elle oppose « pensée réaliste » et « anarchisme », et après ça, elle ose prétendre qu’elle ne raisonne pas selon des prémisses étatistes! RI-DI-CU-LE!), dans les faits. Mais tout de même, j’ai déjà hâte de lire la suite, elle aura sûrement des trucs fort intéressants à dire!

Enfin, il y a Renart qui nous présente ce billet du site « ZOMBIE » portant sur l’économie participative (participatory economics ou parecon, en anglais). Je commenterai plus exhaustivement dans un prochain billet. Tout de même, voici un extrait du billet dans ZOMBIE:

PARECON est un système économique complètement différent du système capitaliste actuel ; y sont bannis le marché (capitalisme), la planification centrale (social-démocratie, communisme centralisé, etc.), toute hiérarchie du travail (patron vs employé) et le profit. Ainsi, PARECON propose une troisième voie, celle que l’anarchisme propose idéologiquement ; non pas le marché, non pas les systèmes centralisés, mais bien un système décentralisé, démocratique, participatif et égalitaire.

Je ne vois pas en quoi l’économie participative est anti-marché, du moins pas selon la définition du libre-marché anti-capitaliste que j’ai exposée ici. Tout de même, l’économie participative est clairement anti-capitaliste!

De plus, Renart soulève un point intéressant à la fin de son billet:

Pour faire une comparaison simple avec la vie d’un humain, je crois que l’humanité est dans son adolescence. Elle est excitée par les gadgets, a encore besoin de se faire dire quoi faire par ses parents, et surtout, il lui manque encore un peu d’éducation pour s’affranchir. Donc, qui se demande encore quel devrait être le programme numéro un des anarchistes de toutes les tendances? Malheureusement, ce n’est pas demain la veille que l’État lâchera prise sur l’éducation.

Il faudra faire avec.

Et si on remettait en question cette vache sacrée qu’est l’instruction étatique obligatoire, pour commencer? Ne faisons pas comme François L’Égo, qui joue au jeu du « après moi, le déluge, et je m’en vais obtenir des faveurs lucratives chez des lobbyistes soi-disant privés! », comme certains ex-collègues soi-disant « lucides » qui demandent aux autres de remettre en question les vaches sacrées qu’ils n’ont pas questionnées pendant qu’ils volaient l’argent aux CONtribuables…

Ce n’est pas avec un système d’instruction obligatoire pro-capitaliste qu’on va combattre le capitalisme!

Pour terminer, j’ose citer MFL qui écrit ceci, avec sa plume toujours aussi exquise:

J’ai une envie folle, irrésistible de dire noir quand tout le monde dit blanc.

Cette envie folle me vient souvent à l’esprit! Ça me ressemble! 🙂

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15 Réponses

  1. L’anarchie sans marché, c’est impossible. C’est une chimère. Toutes les idées des anarchistes, en fait ceux que j’ai entendu (incluant le gifting) ne sont que des concepts de marchés étendus.

    En passant, si vous voulez voire un autre con capitaliste attaquer ma position:
    http://www.skepticaleye.com/2009/06/franc-tries-to-justify-collectivism.html

    1. D’accord!

      Pas encore lui! 😦

      Je vais lire ça!

    2. Encore plus stupide que le précédent!

    3. I said this in a comment:

      « Of course Cork will deny once again that he is any kind of capitalist, but once again we can ask who will enforce the rules of his harebrained « property » system? »

  2. Peut-être faudrait-il discuter des concepts de marché direct et de marché étendu (étendu dans le temps et dans l’espace).

    En fait, je viens d’inventer ces concepts, mais je suppose que tu peux les comprendre très facilement.

    1. Pas certain de comprendre le « marché direct »…est-ce que ça veut dire « marché immédiat dans le temps »?

      1. Oui, en effet. La différence, c’est que dans un libre marché avec argent, on paie pour un bien et on l’obtient immédiatement (plus ou moins). Alors c’est un échange direct, les biens sont échangés directement d’une personne à l’autre.

        Dans un libre marché de gifting (par exemple), on donne des biens aux autres pour être admis dans le groupe, et on reçoit des biens en conséquence. L’acte de donner et de reçevoir sont séparés dans le temps.

        Alors voilà l’illusion qui fait dire aux communistes que le gifting n’est pas un libre marché. Mais c’est toujours un échange de valeurs, la différence étant que le plein acte d’échange n’est pas groupé dans le temps. Nous pourrions donc dire que c’est un échange étendu.

        Alors je pense que cette façon de dire les choses répond à l’opposition absurde contre le marché de la part des communistes, parce qu’elle aide à démontrer qu’en fait l’anarchie n’existe pas sans marché. Toute anarchie est basée sur l’échange de valeurs, la seule différence est le couplage de ces valeurs.

        1. Merci, j’ai bien compris!

  3. En parlant de lecture, un sujet que je t’avais deja fait suivre un peu par un lien de France

    http://www.liberation.fr/brut-de-net/06011086-fox-news-fait-de-la-pub-pour-l-insurrection-qui-vient

    La video vaut toutes les comedies du monde. Bonne ecoute.

    1. Très intéressant et très drôle! 😉

  4. Bonjour David,

    C’est avec plaisir que je vous annonce la publication de la deuxième partie de mon billet, soit:

    LE MÉRITE VU SOUS LA LENTILLE DE L’ANARCHISME ET DE LA PENSÉE RÉALISTE – 2E PARTIE
    http://chantalbeaupre.typepad.com/depression/2009/07/le-merite-vu-sous-la-lentille-de-lanarchisme-et-de-la-pensee-realiste-2e-partie.html

    Bonne lecture!
    Chantal

    1. Merci Chantal, je viens de l’annoncer ici même!

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