Le PCul et la Première Sinistre Marois: un pas dans la bonne direction pour les femmes et les féministes Québécois

Un moment historique vient de se produire: les États-Unis viennent d’élire un Noir à la présidence (et c’est une bonne chose) et Hillary Clinton serait la première femme Présidente si Uncle Tom Osama (depuis le maintien de Robert Gates le terroriste à son poste de Secrétaire à la Défense, j’ai décidé de remplacer le « b » par un « s »), le roi-nègre du monde, n’était pas un Noir.

De nombreux pays ont déjà eu une femme au poste de Première Sinistre, dont le Cacanada avec Kim « la progressiste-conservatrice » Campbell, le Royaume-Uni avec Margaret « la mégère militaro-terroriste » Thatcher et même un goulag machiste et islamo-fasciste comme le Pakistan avec Benazir « les autorités américaines faisaient semblant de l’aimer mais au fond ils l’haïssaient » Bhutto.

Il est temps qu’au Québec, ce paradis du fémi-favoritisme d’État, on élise enfin une femme Première Sinistre comme Pauline Marois, ce qui serait un pas dans la bonne direction pour les femmes et les féministes. Comment se fait-il que ce ne soit pas un enjeu électoral comme ce fut le cas avec la couleur de la peau d’Uncle Tom Osama? Encore une fois, les médias semblent vouloir couronner Jean Charest dans leur anti-campagne électorale!

Dans ce billet, je vais vous décrire les visions respectives des partis politiques (incluant Culbec Suicidaire) concernant le fémi-favoritisme et vous allez comprendre pourquoi l’élection de Pauline Marois au poste de Première Sinistre du Culbec serait une bonne chose pour les femmes et les féministes Québécois. Mais d’abord, voici une version rééditée de ce billet précédent.

Fémi-favoritisme: quelques définitions

Égalité en droit ou de jure: Égalité atteinte lorsque les droits ou l’exercice de ces droits chez les personnes des deux sexes sont égaux.

Égalité substantive ou de facto: Théoriquement, il s’agit de l’égalité factuelle des sexes mais en réalité, il s’agit d’un terme hypocrite pour désigner la supériorité des femmes en droit, ou dans l’exercice de ces droits, par vengeance du passé machiste de l’époque pré-Révolution Tranquille. Voici la description faite dans les Principes de Montréal relatifs aux droits économiques, sociaux et culturels des femmes de 2002:

Les garanties relatives aux droits économiques, sociaux et culturels des femmes qui sont prévues par le droit international doivent être interprétées de manière à garantir aux femmes le bénéfice substantif de leur droit à l’égalité (égalité de facto). Le droit des femmes à l’égalité substantive ne peut être atteint du seul fait de la promulgation de lois et de l’adoption de politiques qui, en apparence, de discriminent pas en fonction du sexe ou du genre (égalité de jure). Les lois et les politiques qui sont en apparence neutres selon le sexe ou le genre peuvent perpétuer l’inégalité fondée sur le sexe parce qu’elles ne prennent pas en compte la position de désavantage économique et social dans laquelle sont situées les femmes, laquelle contribue à maintenir le statu quo. L’égalité de jure ne conduit pas à elle seule à une égalité de facto. L’égalité de facto ou substantive exige que les droits s’interprètent et que les politiques et programmes étatiques à travers lesquels ils sont mis en oeuvre soient adoptés en tenant compte du désavantage social et historique dont les femmes sont victimes. Elle exige également que l’ensemble de ces mesures garantisse aux femmes un bénéfice adapté à leur réalité et proportionnel aux ressources requises à cette fin. Afin de s’assurer que les lois, les programmes et les politiques qui touchent la vie des femmes respectent leur droit à l’égalité substantive, une analyse contextuelle des droits et de besoins des femmes devra être privilégiée.

Autrement dit, sous le prétexte hypocrite de vouloir atteindre l’égalité substantive et pour se venger du fait que les hommes ont été favorisés par l’État catho-fasciste de l’ère pré-Révolution Tranquille, il faut que l’État favorise les femmes, par l’intermédiaire de la violence étatique, la même qui fut utilisée contre les femmes par les catho-fascistes de l’époque pré-Révolution Tranquille.

Féminisme: Idéologie prônant, d’un point de vue étatique, l’égalité en droit entre les sexes, dans le but de d’obtenir la vraie égalité à long terme, par elles-mêmes et non pas par une violence étatique accrue. De plus, le féminisme doit s’accomper d’une remise en question, mais non pas une répression étatique, des institutions et des attitudes patriarcales: religion, famille nucléaire, monogamie, possessivité amoureuse, fidélité obligée, romantisme, galanterie, couple, mariage, union de fait, capitalisme (au sens classique étatiste), militarisme, répression policière, salariat, carriérisme, corporation, code vestimentaire, mode (même si ce sont surtout les femmes qui y ont recours, mais pour plaire aux hommes), étiquette, répression sexuelle, politique (au sens étatiste), etc..

Fémi-favoritisme: Idéologie étatiste prônant la supériorité de la femme sur l’homme, en se servant hypocritement du concept d’égalité substantive pour justifier le recours à une violence étatique accrue et à la discrimination positive en faveur des femmes dans les politiques étatistes. Contrairement au féminisme, le fémi-favoritisme se complaît dans beaucoup d’institutions et d’attitudes patriarcales pourtant remises en questions par le féminisme, mais en voulant ne garder que les avantages et non pas les inconvénients de ces attitudes et institutions patriarcales passéistes.

Masculinisme: Synonyme au masculin de fémi-favoritisme (mais à un degré encore pire que chez les fémi-fascistes). Réaction hystérique et violente contre le fémi-favoritisme. Terme hypocrite pour désigner une version légèrement adoucie du machisme pré-Révolution Tranquille (sans le retrait du droit de vote des femmes et celui du retrait du droit au travail des femmes et sans quelques autres peccadilles mais pas tellement plus). Cette idéologie étatiste prône un retour au patriarcat et aux valeurs traditionnelles familiales de l’ère pré-Révolution Tranquille par la violence étatique, mais avec moins d’insistance sur la répression catho-fasciste, sauf chez les machistes de Égards. Cette version contemporaine du machisme est particulièrement pernicieuse quand il ne différencie pas le féminisme (une idéologie légitime) du fémi-favoritisme (une idéologie criminelle), quand il blâme les femmes pour les suicides des hommes (ridicule) et quand il banalise la violence conjugale masculine.

Je suis féministe, je trouve le féminisme encore plus pertinent que jamais, encore plus au niveau international, et j’aime beaucoup les femmes (parfois trop) mais accroître la violence étatique n’est pas la bonne solution pour en arriver à l’égalité entre les sexes. Le véritable féminisme se situe dans l’anarcho-féminisme et il doit se faire dans une optique de réduction de la violence étatique pour s’effectuer correctement et en arriver à la véritable égalité des sexes, pas le contraire tel que proposé par les fémi-favoritistes étatistes!

Partis politiques et fémi-favoritisme

La charogne étatiste soi-disant libérale de Jean Charest, avec 40 candidates sur 125, a au moins le mérite d’être le parti sérieux (ce qui exclut Culbec Suicidaire) qui présente le plus de candidates féminines pour cette élection. Cela dit, la nomination fémi-favoritiste par Jean Charest d’un Conseil des Sinistres ayant la parité hommes-femmes, pour la première fois de l’histoire du Québec, est injuste en fonction de la répartition des dé-pute-és élus selon le sexe, et fait en sorte que des incompétentes comme Christine « la militaro-terroriste trop mauvaise pour demeurer journaleuse à Radio-Cadnas » St-Pierre se retrouvent au Conseil des Sinistres pour contrer la culture québécoise. De plus, l’idéologie fédéraleuse étatiste centralisatrice de la charogne soi-disant libérale fait en sorte que, dans ce dossier particulièrement, le Québec est à la merci des CONservateurs fédéraux, qui prônent la criminalisation de l’avortement et un retour au machisme étatiste, et qui sont majoritaires dans le Rest Of Canada (ROC). Bref, ce n’est certainement pas une situation acceptable pour les anarchistes, les femmes et les féministes Québécois.

L’ADCul de Mario Dumont, avec seulement 25 candidates sur 125, a au moins le mérite de reconnaître l’existence de ce sida étatiste qu’est le fémi-favoritisme. Mais le retour au machisme étatiste que ce parti propose, de la même façon que les CONservateurs fédéraux, avec les reculs au niveau des droits civils (en particulier en ce qui concerne l’avortement) que cela entraîne, est un recul encore pire que le fémi-favoritisme d’État qui règne au Québec en ce moment. Sur ce point, c’est l’ADCul qui a le programme le plus inacceptable pour les anarchistes et les féministes.

Culbec Suicidaire, avec 65 candidates sur 122 (je les félicite sur ce point) croit que le Québec n’est pas encore assez fémi-favoritiste (quel délire!) et propose un fémi-favoritisme encore plus oppressif et étatiste qui est inacceptable pour tous les anarchistes, sauf pour Normand Baillargeon. De plus, voter pour Culbec Suicidaire favorise la charogne étatiste soi-disant libérale de Jean Charest qui, comme nous l’avons vu plus tôt, n’est certainement pas une solution acceptable pour les femmes et les féministes Québécois.

Le PCul de Pauline Marois, avec 39 candidates sur 125, propose en théorie la même chose que la charogne soi-disant libérale, ce qui est quand même merdique. Mais au moins, ces deux partis préconisent un fémi-favoritisme moins oppressif que Culbec Suicidaire et ne prônent pas un machisme étatiste à la sauce ADCul. Mais ce sont surtout ces deux points qui rendent le PCul moins inintéressant que la charogne étatiste soi-disant libérale:

1) Le fait que Marois serait la première femme à occuper le poste de Première Sinistre du Culbec serait une grande victoire pour les féministes dans leur bataille légitime pour l’égalité politique, ce qui obligerait en plus les fémi-favoritistes (majoritairement des hommes féminisés) à sortir de l’ombre qui les sert si bien et à dévoiler enfin leur vrai visage. L’obtention future de l’égalité politique donnerait un prétexte de moins aux fémi-favoritistes, qui se servent des injustices subies par les femmes pour justifier leur idéologie étatiste criminelle. Bref, avec Pauline Marois, ce serait un fémi-favoritisme d’État plus transparent et moins hypocrite porté par des femmes dans les hautes sphères du pouvoir, donc plus facile à cerner et à contrer que le fémi-favoritisme hypocrite d’hommes féminisés tel que prôné par la charogne étatiste soi-disant libérale.

2) La séparation du Québec, contrairement à l’idéologie fédéraleuse étatiste centralisatrice de la charogne soi-disant libérale, permettra au Québec d’assumer lui-même sa politique féministe sans être à la merci du ROC qui a voté majoritairement pour des dé-pute-és CONservateurs fédéraux qui prônent un retour au machisme d’État et la criminalisation de l’avortement, aux dernières élections fédérales. De plus, la séparation du Québec donnera l’occasion à celui-ci de réformer le Code Criminel à sa guise, ce qui fera en sorte d’améliorer les droits civils et d’abolir la répression policière des non-crimes comme la prostitution adulte et l’avortement.

Bref, un gouvernement péquiste majoritaire nous permettrait de réaliser la séparation du Québec et d’élire pour la première fois une femme au poste de Première Sinistre du Culbec. Le PCul de Pauline Marois est donc le moins pire choix pour les femmes et les féministes du Québec.

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