Le Parti Culbécois n’est plus assez étatiste ni suffisamment nationaleux! (version rééditée)

J’ai décidé de rééditer ce vieux billet, afin d’illustrer le raisonnement nationaleux étatiste derrière le vote séparatiste anti-PCul.

Dans un billet précédent, j’ai exposé la position éditoriale de ce blogue concernant la séparation du Québec: l’anarcho-pragmatisme appuie la séparation du Québec et considère que tous les zélateurs de la réduction de la taille de l’État, y compris les anarchistes et les libertariens, DOIVENT appuyer la séparation du Québec pour demeurer cohérents avec leur propre idéologie et pour ne plus être complices de l’étatisme de plus en plus tentaculaire et obèse en cours au Québec.

Je frétille comme une anguille transpercée d’une aiguille (Merci Mononc’ Serge) depuis que j’ai découvert la logique subconsciente et implacable chez de plus en plus de séparatistes nationaleux étatistes et qui fait en sorte que le vote séparatiste au Québec se divise maintenant en CINQ PARTIS (quelle belle pluralité médiocratique chez le mouvement nationaleux étatiste québécois, c’est tellement merveilleux!), i.e. le Parti Culbécois (PCul), l’Inaction Réactionnaire Médiocratique et Giratoire du Québec (ADQ), les Éco-fascistes Verts du Québec (PVQ) de, Québec Suicidaire et Fémi-favoritiste (QS) et le Parti de l’Amertume Pseudo-Indépendantiste (PI).

Voici la logique subconsiente derrière cette division du vote séparatiste. Le subconscient auto-suggère de plus en plus de séparatistes nationaleux étatistes et est tout à fait en accord avec la position anarcho-pragmatiste sur la séparation du Québec! Le subconscient de ces gens-là sait donc très bien que la réduction de l’État est inévitable si le Québec se sépare.

Étant donné que ces gens-là sont des nationaleux étatistes et qu’il est évident que le Parti Culbécois n’est pas assez étatiste ni suffisamment nationaleux pour eux, ils prennent la décision subsconsciente et logique suivante: ne plus voter pour le Parti Culbécois afin de nuire au projet séparatiste et diviser leur vote entre QUATRE autres partis (question de maintenir en partie cette merveilleuse pluralité médiocratique si chère au mouvement nationaleux étatiste québécois) selon d’autres critères tout à fait rationnels et cohérents.

Je dis bel et bien qu’il s’agit d’une décision subconsciente, puisque s’ils en étaient réellement conscients, ils voteraient pour la meilleure alternative disponible pour les étatistes: les guidounes de la charogne fédéraleuse étatiste qui font semblant d’être prêts du Parti Soi-Disant Libéral du Québec (PLQ) (Merci Martin Masse) et son chef et merveilleux architecte de la soi-disant réingéniaiserie de l’État, notre mouton insignifiant frisé et Patapouf national, grand protecteur de nos pauvres enfants contre le méchant soleil cancérigène et les trous béants dans la couche d’ozone et inquisiteur frénétique contre le dopage olympique, John « bêêêêêêêê » Charest.

Maintenant, disséquons cette logique subconsciente selon ces quatre partis:

Plusieurs séparatistes nationaleux drouatistes étatistes votent pour l’Inaction Réactionnaire Médiocratique et Giratoire du Québec (ADQ), la succursale provincialiste du Parti CONservateur du Cacanada, qui est un peu plus étatiste que le Parti Culbécois, parce qu’ils pensent que le nationalisme duplessiste est plus porteur d’avenir que le nationalisme du Parti Culbécois, à qui ils leur ont reporoché son manque de nationalisme dans le dossier de l’immigration et des accomodements déraisonnables hérouxvilliens. De plus, il est clair que l’État Québécois sera forcé de beaucoup moins dépenser militairement pour appuyer des guerres impérialistes et beaucoup moins dépenser sur la répression des crimes imaginaires sans victime s’il était séparé, ce qui ne ferait évidemment pas l’affaire de ces drouatistes étatistes.

Certains votent pour les Éco-fascistes Verts du Québec (PVQ), une sous-succursale du parti fédéraleux The Eco-fascist Green Party of Canada (Parti Vert du Canada) qui est beaucoup plus étatiste et un peu plus à gau-gauche que le Parti Culbécois parce ce que, malgré le dossier pitoyable en environnement des fédéraleux Stephen Harper le pseudo-libertarien et Stéphane Dion le fils à papa, l’étatisme est l’ami des éco-fascistes et cet étatisme serait inévitablement réduit dans un Québec séparé, ce qui ne ferait pas l’affaire des éco-fascistes.

D’autres votent pour Québec Suicidaire, une sous-succursale du parti fédéraleux le plus centralisateur The Allegedly New Mediocratic Socialist Centralized Canada Is Best For You Party (NPD), qui est nettement plus étatiste, plus à gau-gauche, plus syndicaleuse et plus fémi-favoritiste que le Parti Culbécois parce que Léo-Paul Lauzon, ce merveilleux penseur politique et grand zélateur de ce parti étatiste de gau-gauche, est tout à fait conscient du point de vue anarcho-pragmatiste sur la séparation du Québec. Voici ce que Léo-Paul Lauzon a déjà dit sur ce sujet. Bien sûr, il exagère mais cela est fort intéressant et est révélateur du raisonnement auto-suggéré dans le subconscient de ces gens:

LA VIABILITÉ D’UN QUÉBEC SOUVERAIN

par Léo-Paul Lauzon

Le problème de la souveraineté a changé de nature

Si la souveraineté–association avec le Canada est possible, l’indépendance pure et simple du Québec est impossible. Le Québec n’est pas situé en Europe, mais à côté des States, le pays le plus impérialiste du monde. En peu de temps, nous deviendrions carrément un protectorat américain, comme l’est Porto Rico. Je pourrais vous faire une longue énumération d’États «indépendants» qui sont aux mains des multinationales, qui laissent les politiciens gérer le secondaire mais qui contrôlent le principal. Il faut comprendre qu’il ne peut y avoir de souveraineté politique sans une souveraineté économique assurée par un État québécois fort, composé de leviers économiques importants. pour nous protéger de la colonisation. Nous basculons dans un monde où le pouvoir se concentre chez un petit nombre de compagnies qui organisent le monde selon leurs intérêts, qui font chanter les États, éliminent les syndicats et ne paient plus d’impôts. Qu’à cela ne tienne, Bernard Landry se déclare prêt à reconduire les accords de libre-échange qui transfèrent la souveraineté des Nations aux multionationales.

Un peuple peut-il être souverain dans un État à genoux?

On peut bien avancer d’hypothétiques surplus d’un Québec souverain, mais on peut douter qu’ils se réaliseront avec le Parti Québécois. Il faut bien comprendre que la souveraineté du Québec n’est pas seulement économique, mais un grandiose projet de société. Il faut se méfier d’un parti qui a voulu privatiser Hydro-Québec et le système de santé public, s’est montré favorable à l’utilisation du dollar américain et voulait mettre fin à l’assurance-médicaments. Si le PQ a fait ça, sans contrainte, imaginez ce que ce sera dans l’hypothèse de la souveraineté! Tous les prétextes seront alors bons pour «moderniser» l’État.

À partir de manchettes, j’essayais d’imaginer ce que le PQ ferait d’un pouvoir sans partage. En voici quelques unes : «Il faut s’adapter. C’est une nécessité, lance Bouchard»,«Bouchard veut aligner le Québec sur l’Ontario et les États-Unis». En fait, la «souveraineté» des péquistes ressemblait souvent à une invitation à l’assimilation. En lisant celle-ci : «Couper pour assurer la survie de l’État, exhorte Lucien Bouchard», je pensais aux coupures dans l’éducation et la santé au nom du déficit zéro. On pouvait aussi lire : «17 000 postes de moins et un système de santé plus efficace» que nous disait Jean Rochon. Quant à l’effort de résistance aux multinationales : «Lucien Bouchard déplore le boycott des pétrolières». Et puis cette perle de M. Landry : «Ce sont les prêteurs au gouvernement qui lui dictent sa politique budgétaire et fiscale». Je me demande jusqu’où les pressions pour «l’adaptation» nous conduiraient pour solliciter les «faveurs» des multinationales.

La forme de l’État Québécois devrait être garantie dans une Constitution

Les sondages démontrent que la souveraineté sans association avec le Canada est rejetée. Il faut se demander si la solution ne passe pas par un parti socialiste à l’échelle du Canada. Si cette avenue est écartée, la souveraineté du Québec devrait répondre à deux conditions : que l’association avec le reste du Canada passe par la création d’une instance politique de concertation semblable au parlement européen, accompagnée d’une Constitution approuvée par référendum qui concrétiserait la souveraineté et nous assurerait qu’aucun gouvernement ultérieur, secoué par les pouvoirs économiques, ne fléchirait pas à l’égard de nos instruments collectifs.

Et voilà, le verdict est tombé: le Québec devra réduire la taille de son État s’il est séparé selon la conscience de Léo-Paul Lauzon. Pour un étatiste de gau-gauche, mieux vaut avoir un parti socialiste fédéraleux plutôt que les dangereux capitalistes sauvages ultra-libéraux et séparatistes du Parti Culbécois. C’est tout à fait logique et Québec Suicidaire est donc le choix le plus rationnel pour les gau-gauchistes étatistes!

Finalement, certains voteront pour le Parti de l’Amertume Pseudo-Indépendantiste (PI), plus nationaleux, plus étatiste et plus à gau-gauche que le Parti Culbécois, parce qu’ils reprochent le manque de nationalisme du Parti Culbécois dans le dossier de la langue et des accomodements déraisonnables et le soi-disant virage à drouate dans le programme du Parti Culbécois, et qu’ils souhaitent une élection référendaire, i.e. imposer anti-médiocratiquement la séparation du Québec avec un gouvernement majoritaire séparatiste appuyé par une minorité de gens au Québec.

Vous pouvez maintenant admirer la merveilleuse clairvoyance subconsciente de ces séparatistes nationaleux étatistes. Ceux-ci ont subconsciemment compris beaucoup plus vite la position anarcho-pragmatiste sur la séparation du Québec que la quasi-totalité des anarchistes et des libertariens. Dommage que le subconscient des fédéraleux anarchistes et libertariens ne soit pas encore plus clairvoyant pour leur auto-suggérer de faire exactement l’inverse de ces séparatistes nationaleux étatistes, i.e. appuyer la séparation du Québec. Faut dire que ces séparatistes étatistes nationaleux sont tellement plus intelligents!

Les séparatistes nationaleux étatistes s’auto-divisent subconsciemment pour mieux se faire régner par les étatistes fédéraleux et pendant ce temps, les étatistes fédéraleux se frottent les mains et continuent à nous voler avec la complicité inconsciente des fédéraleux anarchistes et libertariens. Voilà une logique tout à fait cohérente et rationnelle! God Bless Trudeauist Centralized Statist Canada!

Mais ne comptez pas sur moi pour être complice de cette marde pestilentielle, je suis beaucoup trop cave pour ça!

Publicités

6 Réponses

  1. Une élection référendaire est possible avec la double majorité: celle des sieges et celle du pourcentage (+50% de la population). Bonne chance dans notre systeme à un tour !

  2. Bien sûr, si on obtenait cette double majorité, une élection référendaire aurait un sens.

  3. « depuis que j’ai découvert la logique subconsciente et implacable chez de plus en plus de séparatistes nationaleux étatistes et qui fait en sorte que le vote séparatiste au Québec se divise maintenant en CINQ PARTIS »

    Mais comment Gilles Duceppe avec un talent de rassembleur plus que discutable parvient-il à garder le cap au Bloc et faire en sorte que le parti n’éclate pas en mille morceau comme le vote séparatiste-indépendantiste-nationaliste le fait aux élections provinciales.

  4. Le constat de la dernière phrase fait mal, mais je n’ai pas le choix d’être en accord avec cette réalité.

    Merci pour cette clairvoyance, quant à souscrire à la version trudeauiste du Canada, je crois qu’il faut pousser mais pousser égal. J’avoue cependant que l’inertie est une force incommensurable et un virus qui atteint même les plus braves dans la population. Le sacrifice et le don de soi pour LA cause n’est pas donné à tous et toutes.

    Certainement pas à moi, je dois être un esclave de ma propre paresse, au moins j’ai l’honnêteté et la clairvoyance de le reconnaitre à savoir si je veux régler ce « problème » rien n’est moins sûr, qui désire vraiment laisser sa zone de confort?

  5. « Mais comment Gilles Duceppe avec un talent de rassembleur plus que discutable parvient-il à garder le cap au Bloc et faire en sorte que le parti n’éclate pas en mille morceau comme le vote séparatiste-indépendantiste-nationaliste le fait aux élections provinciales. »

    Les enjeux federaux sont completement differents des enjeux provinciaux, de plus plusieurs federalistes votent pareil au Bloc un parti souverainiste et ne le feraient jamais au provincial. Ca ne prend pas la tete à papineau pour comprendre qu’il y a de la place que pour un parti provincial au federal et pas au provincial …

    Et Gilles Duceppe, malgré ce qu’on peut en dire, est quelqu’un de beaucoup plus apprecié que l’on pense d’un ocean à l’autre. Ca pourrait meme faire un tres bon president de la republique, il plait au plus mous des mous.

    Et ma zone de confort je m’en crisse. Ce combat je le fais pour les generations futures. Je ne sais meme pas si je verrais la victoire de mon vivant et ne suis meme pas sur au cas où la souveraineté se fasse que j’en tire les reels avantages economiques pour mon confort.

    Mais bon, je sais que ce message ne passe pas dans ce petit monde egocentrique.

  6. Je ne dis pas que tous les fédéralistes cautionnent la vision trudeauiste du Canada, mais ils en sont des complices indirects.

    Dans le cas de Duceppe, il dirige le seul parti séparatiste au fédéral, il n’y a pas tout à fait la même division de votes qu’au niveau québécois.

%d blogueurs aiment cette page :